J’ai eu différents modèles de bébé. Certains qui m’ont demandé moins d’énergie que d’autres.

Comme mon tout premier, qui était un grand fan de Morphée. Assez qu’on se demandait s’il ne valait pas mieux le réveiller. Je ne comprenais pas trop, à ce moment, la réalité des mamans aux yeux bouffis qui berçaient leur bébé toute la nuit.

Je suis tombée de haut avec mon deuxième. Je suis devenue cette maman qui peinait à cacher ses cernes. 

Incapable de le déposer. C’est dans mes bras qu’il voulait se reposer. Incapable de l’endormir autrement qu’au sein. Il avait l’air tellement bien.

J’étais épuisée mais j’avais tout essayé. J’étais frustrée chaque fois que je l’entendais se réveiller. J’ai laissé aller et après plusieurs mois, il y est arrivé. 

Après toutes ces nuits écourtées, j’étais fière de la réussite de mon bébé. Fière de la façon dont j’avais su l’accompagner. 

J’avais fait abstraction des commentaires extérieurs et avais agi conformément à mes valeurs.

Et arriva mon troisième, qui semblait au départ emprunter le même chemin que mon premier.

Mais dès ses 4 mois, il a décidé que les longs dodos, c’était terminé! Il se réveillait plus qu’un nouveau-né…

C’est difficile de perdre des acquis. De recommencer à se lever la nuit. De prendre place dans ses draps sachant qu’on se relèvera. 

Une régression, ça amène des remises en questions…et des conseils non-sollicités à profusion. « Il a faim, tu le vois bien..» Mais en se renseignant minimalement, on comprend que bébé vit seulement une grosse période de développement.

Je t’allaitais et tout le monde était endormi. C’était si calme, il n’y avait pas un bruit. 

Je t’allaitais et tout le monde était endormi. J’essayais tant bien que mal de profiter de ce moment et de me rappeler de ne pas m’en faire, que c’était temporaire.

Je t’allaitais et tout le monde était endormi. Je me demandais quand j’aurais ce luxe de pouvoir dormir moi aussi.